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Miramas
« Les Boulistes » pointent à Sulauze
ouestprovence.fr | 18.08.12 | 10:08

La comédie avec Gérard Depardieu, actuellement en tournage sur le territoire ouest-provençal a fait étape vendredi au domaine de Sulauze, à Miramas.

Un assistant lance : « Un peu de silence s'il vous plait, ça tourne ! ». Karina Lefevre chuchote, « je crois qu'au départ, le scénario ne prévoyait pas de scène ici. Mais quand la production a découvert le domaine, ils ont modifié le scénario ».
C'est donc sur un coup de cœur qu'a déboulé jeudi, dans la cave et les chais du domaine viticole une équipe de tournage. « Nous n'avons pas fermé le domaine au public, du coup un client s'est retrouvé nez à nez avec Édouard Baer... », s'amuse la propriétaire des lieux. 
A l'ombre d'un grand feuillu, Atmen Kelif et Édouard Baer se donnent la réplique, peaufinent leur texte avant de passer devant la caméra.
« C'est important que nous puissions donner une autre image de notre territoire. Il n'y a pas que des usines. Il y a aussi des sites préservés, des poumons de verdure comme le domaine de Sulauze », explique Karina Lefevre.
L'ambiance est bon enfant, « l'équipe du film est très cool, il n'y a pas de stress, pas de frénésie, un peu d'agitation. Nous sommes heureux d'accueillir une scène du film, mais ici ce n'est pas un décor. C'est un terroir avec des vignes et des vignerons. Et des vins, comme la Pomponette que l'on pourra voir dans le film. Je crois que l'équipe l'apprécie ».
Outre, une scène des Boulistes, Sulauze accueille également dans son gîte, une partie de l'équipe pendant les quatre semaines de tournage. « Ils sont venus en famille, on mange ensemble, on discute. Malheureusement nous n'avons pas vu Gérard Depardieu, mais on nous a promis qu'il goûterait notre vin ».

 
 

http://www.wikibee.fr/fr/lire-un-article/1501/l-agroecologie-rafraichit-sulauze

La Provence 16
Septembre 2012

Elle Magazine Septembre 2012

La Provence 20 juillet 2012

Le Domaine de Sulauze se sent bien luné

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Publié le vendredi 20 juillet 2012 à 14H47

Cet été, nous vous embarquons, chaque vendredi, sur la route des vignobles et caves coopératives du pays salonais

 

En 2004, Guillaume et Karina Lefèvre n'ont pas remué le ciel, et encore moins la terre, pour relancer le vignoble  du Domaine de Sulauze, niché entre Miramas et Istres. Ils s'en sont juste remis à "la bonne configuration planétaire" et à la Lune, comme le recommandait Rudolf Steiner, le père fondateur de l'agriculture biodynamiquue (voir ci-dessous). Ainsi, c'est à coups homéopathiques de bouse de vache ou encore de vapeur de cilice que le terroir a fini par se sentir bien luné et par prendre de la bonne bouteille, passant de 30 000 cols  à 110 000 et d'un nectar explosant souvent en bouche.

"Il n'y a rien de mystique"

En ce domaine implanté dans l'enclave d'une manade, balayé par le mistral "chassant les maladies" et la grêle, par ailleurs plongé dans un microclimat favorable ("parfois il pleut à Miramas et pas ici"), le jeune couple a naturellement décidé de prendre le taureau par les cornes. "On s'est immédiatement débarrassé des produits chimiques, engrais et pesticides, qui sont, à terme, des maladies" , lance Karina avec les délicates pointes d'accent de son Brésil natal. Cette ancienne sportive de haut niveau (raid aventure) dit "aimer les défis". Il leur a fallu trois ans pour convertir les cépages (cabernet, caladoc marselan, grenache, mourvèdre, ugni blanc ainsi que rolle, cinsault et syrah) et obtenir la certification bio, franchissant ensuite le pas de la biodynamie. Pourtant, le couple n'a jamais douté, "vendangeant" tout procès en sorcellerie. Faisant débat, les méthodes de cette agriculture peuvent prêter à sourire, voire inquiéter ceux qui redouteraient des pratiques sectaires. "Il s'agit seulement de respecter la nature et ses cycles : si la Lune influe sur les marées, elle agit tout autant sur l'agriculture. Cela n'a rien de mystique. Petit à petit, on se base sur des rendus empiriques. Travailler en bio, une logique qu'on essaie de pousser jusqu'au bout, tout le monde devrait en faire de même. Il s'agit de respecter le sol. Imaginez que l'on vous remue dans tous les sens et qu'on vous bourre de saloperies, vous seriez mal. C'est pareil pour le terroir qui a besoin d'un écosystème stable et sain. Le résultat est là, nous n'avons jamais eu d'aussi belles vignes." La conversion a toutefois un prix,"celui de la qualité", résument-ils. Elle implique une perte de volume et d'espace. "On a arraché une grande partie des vignes qui ne donnaient plus rien. Et nous sommes passés de 45 hectares de vignes à 27, avec une division par deux du volume par hectare. Mais cette perte est nécessaire, c'est un gage de qualité." À les écouter, il faut juste aider la vigne à faire son travail et ne pas se substituer au travail de la vigne. Dernière trouvaille: ils se sont mis à utiliser du soufre volcanique, "encore difficilement maîtrisable". "C'est quand même un sacré boulot, nous sommes une équipe de huit et le temps peut manquer. En biodynamie, il y a des traitements que l'on doit seulement appliquer la nuit." De leurs terres vallonnées et d'un air quelque peu far west des temps modernes, plongeant aussi bien vers la plaine de la Crau que les tours de la pétrochimie de l'étang de Berre, Guillaume et Karina aiment cultiver leur atypisme dans les coteaux d'Aix-en-Provence. "On fait juste des vins d'ici", pense finalement Karina. Leurs cuvées (10-15 €), au ton décalé, jouent allègrement avec l'imaginaire provençal. On peut ainsi déguster un étonnant Cochon (vin de table aussi bon que l'animal) une Pomponette (rosé) gouleyante ou une Galinette (blanc) plus charnue...

 

Axel PLESSIER

Pour regarder le programme Priori Terre sur Sulauze du  31/10/2011 cliquez ici!

 A Wine Story  (anglais) http://awinestory.com/2010/07/meeting-karina-and-guillaume-lefevre-at-domaine-de-sulauze.htm

La Provence vendanges 2009 http://www.laprovence.com/article/les-amis-de-sulauze-vendangent-leur-cuvee

 Blog des vins: http://pipette.canalblog.com/archives/p80-10.html